Européennes, soutien à la liste FRONT DE GAUCHE du Grand Sud-Ouest
Par Isabelle le jeudi 21 mai 2009, 21:04 - Actualité nationale - Lien permanent
En 2005, les anti-libéraux et anti-capitalistes ont mené une campagne unitaire pour le non au référendum sur le TCE.
Poursuivant leur travail dans l’unité, la grande majorité des militants se sont impliqués dans les Comités Anti-Libéraux, construisant ensemble les 125 propositions pour une autre Europe et une autre France. Beaucoup de militants, engagés ou non dans une organisation politique avons alors travaillé pour que ce soit le début d’un rassemblement durable.
Pour les présidentielles de 2007, la dynamique unitaire a marqué un arrêt dès
septembre 2006, la majorité de la LCR ayant décidé de ne pas participer à la
désignation d’un candidat unitaire. Dans un second temps, la direction du PCF a
souhaité que le rassemblement unitaire se construise autour de la candidate
communiste, choix stratégique qu’un grand nombre de CUALs n’a pu
avaliser.
Malgré ce, après les présidentielles, dans nombre d’endroits les CUAL ont
maintenu, l’espoir unitaire en reprenant leur travail dans les luttes et dans
les urnes. Aux élections législatives quelques circonscriptions ont été le lieu
de candidatures unitaires, la 4eme de l’Hérault fut l’une des rares à
rassembler PCF, LCR et CUAL. L’aspiration au rassemblement de toute la gauche
de transformation sociale est restée partagée par bien d’autres forces et bien
d’autres militants, comme a pu en témoigner notamment la mobilisation rapide
qu’a suscité l’appel de Politis.
Pour les européennes, dès début 2008, ont été lancés plusieurs appels à l’unité
; avant tout des CUAL, mais aussi des signataires de l’appel Politis, de
l’Association des Communistes Unitaires, des Alternatifs et de bien d’autres.
Les deux grosses organisations politiques ont souhaité avant tout travail sur
l’unité se retourner vers leurs militants ; En octobre 2008 après son congrès
le PCF a lancé un appel à la constitution d’un front de gauche appel relayé dès
novembre par le tout nouveau Parti de Gauche ; En janvier 2009, pendant le
congres fondateur du NPA la motion réunissant des militants favorables à un
travail avec le Front de gauche a recueilli 16% des voix des militants ; la
majorité des militants NPA a souhaité faire de la rupture avec le Parti
socialiste un préalable à toute discussion avec le front de gauche sur des les
listes communes et un fond programmatique.
Les Cuals quant à eux souhaitant fédérer des mouvements associatifs
antiliberaux étaient dans la constitution de la FEDERATION et n’ont cessé de
rappeler leur volonté d’unité avec toutes les forces antiliberales ainsi que sa
nécessité, mais, n’a pas réussi à trouver les moyens stratégiques de
l’obtenir dans son exhaustivité.
Aujourd’hui à trois semaines du scrutin nous disposons donc de plusieurs
solutions antiliberales. Le Front de Gauche rassemble le PC, le PG, la Gauche
Unitaire, partie des unitaires du NPA, l’ADS, des groupes locaux et des
citoyens isolés, dont beaucoup d’anciens de la campagne du NON ou des Comités
Unitaires de 2006. Le NPA présente ses propres listes. Les différences de
programme entre ces deux listes sont extrêmement réduites, ce qui n’est pas
étonnant, relevant toutes deux de la gauche de transformation sociale qui avait
travaillé à l’élaboration des 125 propositions.
Dans la circonscription du Grand Sud-Ouest, le Front de Gauche a proposé aux
CUAL et particulièrement aux CUAL34 de participer, és-qualité, au FDG ainsi
qu’aux Comités citoyens et populaires locaux et de présenter un candidat sur la
liste. C’est, pour le Front de Gauche « Grand Sud Ouest », une attitude ouverte
, celle à laquelle nous aspirions depuis des mois même si parcellaire.
L’assemblée générale des CUAL34, devant la diversité des opinions exprimées en
interne, n’a pas pu prendre de position consensuelle, laissant chaque CUAL et
chaque militant se positionner.
Dans 3 CUAL de l’Hérault (Paillade-Juvignac, Pic- Saint-Loup, Vène-et-Mosson),
s’est dégagé un consensus pour participer au Front de Gauche et ceux ci ont
opté pour accepter de présenter un candidat sur la liste. Certains militants
d’autres CUAL partagent ce point de vue.
Nous, membres des CUAL et signataires du présent texte, tenons à affirmer que
:
- nous sommes dans la continuité de notre engagement commun pour l’unité de
tous les antilibéraux et anticapitalistes ; cette unité est la condition
nécessaire pour la construction d’une alternative au capitalisme et à ses
attaques sans précédent contre les peuples,
- la situation actuelle de 2 listes anti-libérales pour les européennes ne nous
satisfait pas et nous pensons que c’est une mauvaise chose pour le mouvement
social qui, aujourd'hui plus que jamais, a besoin de voir relayer ses
revendications pour construire un nouveau projet de société,
- nous ne considérons pas les 2 listes comme équivalentes, nous ne les
renvoyons pas dos à dos. le Front de Gauche est un début de rassemblement : 4
organisations y participent ; nous regrettons que l’ensemble des CUAL n’y
soient pas ralliés, cela nous aurait permis de peser sur l’orientation et le
futur du FDG,
- nous continuons à penser que le rassemblement durable de toute la gauche de
transformation sociale est indispensable ; c’est ce que nous disons sans cesse
à l’intérieur du FdG.
Si certains militants des CUAL veulent faire passer le même message à
l’intérieur de la campagne du NPA, nous disons tant mieux.
Les militants des CUAL qui n’ont pas fait le même choix que nous, ne sont pas
pour nous des adversaires. Nous avons avec eux des différences et des
divergences d’appréciation sur telles ou telles priorités, sur tels ou tels
risques, mais nous sommes tous convaincus que le rassemblement de tous les
anti-libéraux et de tous les anti-capitalistes est indispensable.
Nous avons la volonté que notre engagement dans le Front de Gauche serve à
faire avancer, dans la tête de tous, la perspective d’un rassemblement
permanent, dans l’action et lors des élections, de toute la gauche de
transformation sociale, par delà les différences qui la caractérisent.
Ce rassemblement durable, que peut initier le Front de Gauche, est
indispensable pour renverser la domination du social libéralisme sur la gauche
et pour en finir avec la dictature du capitalisme sur la France et sur
l’Europe.
C’est la seule voie pour construire une société plus juste, fondée sur la
solidarité et l’égalité, respectueuse de l’environnement et qui œuvre pour la
paix.
Montpellier, le 15 mai 2009
pour nous contacter :
cualpic@yahoo.fr ou jmlvalat@orange.fr ou cualfabregues34@cncu.fr




