Solidarité avec la jeunesse et la population grecques - 2
Par ko le mercredi 17 décembre 2008, 12:15 - Contributions perso... - Lien permanent
Ci-dessous l'appel du 12 décembre de l'assemblée de l'école polytechnique occupée d'Athènes. Que fait-on dans l'Hérault pour y répondre ? Vos idées, suggestions... en commentaires !
Vendredi 12 décembre, l'assemblée générale de l'école Polytechnique occupée
d'Athènes a decidé de faire un appel pour des actions de résistance au niveau
européen et global en mémoire de tous les assassinés, jeunes, migrants et tous
ceux qui luttent contre les sbires de l'état, Carlo Giuliani, les jeunes des
banlieues en France, Alexandros Grigoropoulos et tous les autres,
partout dans le monde, le samedi 20 décembre 2008.
Nos vies n'appartiennent pas aux Etats ni à leurs assassins ! La mémoire
des frères et soeurs, amis et camarades assassinés reste vivante par le biais
de nos luttes !
S'il vous plaît, traduisez et diffusez ce message autour de vous pour une
journée d'actions de résistance coordonnées dans le plus grand nombre
d'endroits possible, autour du monde.





Commentaires
Ci-dessous information donnée par Constant
DERNIÈRE MINUTE : J 18/12 à 10h30:
Hier, on a tiré sur un lycéen fils d'un responsable syndical ... la police dément toute responsabilité... on cherche le tireur...
ON NOUS PREND POUR DES CONS
ça SUFFIT ASSEZ RÉSISTANCE!
SORRY, JUST FRENCH VERSION, PLEASE TRANSLATE IT and send it back, thanks
NO Ay el texto en espanol, TRADUCE lo POR FAVOR y volve lo, gracias
Merci aux babelistes de traduire en arabe et de me le renvoyer, merci
PAS D'AUTRES RETOURS, merci, A DIFFUSER à DONFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF!
APPEL A LA SOLIDARITE INTERNATIONALE AVEC LA JEUNESSE ET LA POPULATION GRECQUE:
Ce jeudi 18 décembre , la FONCTION PUBLIQUE GRECQUE est en GREVE GÉNÉRALE à l'appel de la FEDERATION UNITAIRE DE LA FONCTION PUBLIQUE GRECQUE.
La jeunesse scolarisée grecque aborde son 13 ème jour de GRÈVES et de MOBILISATION, avec universités et lycées occupés , et se prépare à organiser des manifestations dans tout le pays qui convergeront vers les défilés de salariés.
Hier matin, sur l'ACROPOLE, haut lieu des résistances de l'histoire grecque (avec en toile de fond un PARTHÉNON défiguré par l'érosion et la pollution qui lui vaut un "lifting" de grande ampleur financé par l'UNESCO) ils ont déployés 2 énormes banderoles appelant à la GREVE et aux Manifs de ce jour, mais surtout à la RÉSISTANCE des peuples européens, en plusieurs langues.
Le climat de tension a gagné tout le pays: mairies de grandes villes et de villages occupées, occupations temporaires de certaines de radios et de médias, commissariats régulièrement attaqués etc... .
La population grecque est excédée par des mois d'attaques gouvernementales contre leur pouvoir d'achat et leurs acquis sociaux ( casse des services publics, de la sécurité sociale grecque et du système grec de retraites) , très largement mobilisée avec plusieurs Grèves générales qui ont vu descendre dans les rues des MILLIONS de salariés, de chômeurs, de précaires et de retraités, mais face à un gouvernement autiste qui campe droit dans ses bottes. Il exprime une sympathie totale avec le mouvement de la jeunesse.
Contrairement aux premières allusions des médias "officiels" , la solidarité est quotidienne , ainsi peut-on voir tous les jours, depuis l'assassinat du jeune Alexis GRIGOROPOULOS samedi 6 décembre, les habitants du quartier populaire EXARCHIA où ce crime a été commis , descendre dans la rue auprès des jeunes pour les soutenir , voire pour les protéger lorsque les forces anti-émeutes passent à l'attaque pour tenter d'arrêter de jeunes manifestants. A tour de rôle, les habitants, jeunes et vieux , toutes classes sociales confondues, ont organisé jour et nuit depuis la mort d'Alexis une chapelle ardente, là où il est tombé, avec fleurs, bougies toujours allumées, portrait de ce garçon qui a eu en définitive le malheur de se trouver là à manifester sa sympathie aux SANS PAPIERS qui existent , comme ici, en Grèce.
La Grèce est devenue depuis quelques années la façade orientale de l'Euro-Forteresse de Shinguen, luttant contre l'entrée légale ou illégale de milliers d'immigrés en provenance des pays voisins mais aussi d'Asie , de Russie et des ex pays soviétiques, etc... L'armée et la police grecques se sont rapprochées de leurs homologues turcs pour faire la "chasse à l'immigré" , notamment sur les mers où les pauvres "bougres" en manque de "paradis européen" tentent des traversées suicides. Cette situation rappelle , ce qui se passe sur l'autre façade de l'Euro-Forteresse de Shinguen avec les immigrés provenant d'Afrique en route vers l'Espagne, ces milliers de tentatives via Ceuta-Melila ( enclaves espagnoles au Maroc) ou via les flots océaniques avec... la mort trop souvent au rendez-vous.
Nous devons manifester par tous les moyens possibles notre SOLIDARITÉ à la population et à la jeunesse grecque.
Vendredi dernier des manifestations ont eu lieu en France, à Paris devant l'Ambassade mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Grenoble et bien sûr Marseille, haut lieux de la diaspora grecque.
Cette diaspora grecque présente massivement dans le monde entier et sur tous les continents a manifesté de milles et une façons sa solidarité et son indignation face à l'assassinat d'Alexis: pétitions, délégations auprès des autorités consulaires, manifestations , jets de pierres et de cocktails molotov , badigeons de slogans sur les murs des consulats et ambassades. Car ces grecs de l'extérieur, qui ont eux aussi souvent immigré depuis les années 20 pour diverses raisons économiques, politiques, etc... savent mieux que quiconque ce qu'est l'exil, l'humiliation, le quotidien de tous ceux qui quittent leurs terres natales pour des horizons rêveurs... pour se faire traiter de "sales grecs" il y a encore si peu d'années! Ces 2 èmes, 3 èmes générations partagent avec tous les immigrés du monde la difficile histoire des migrations et diasporas. Ce n'est qu'ainsi qu'on peut comprendre les relations fraternelles et solidaires entre grecs, arméniens, turcs, kurdes etc... même si comme pour beaucoup d'enfants issus d'autres migrations ( Italiens, portugais, espagnols etc...) le racisme et la xénophobie prennent parfois le dessus sur la mémoire contre les "nouveaux" immigrés arabes du machrecq, maghrébins, africains, asiatiques qui n'ont que le malheur de ne pas partager le même dieu, la même culture ou la même religion... Car on est ainsi toujours le "métèque" de quelqu'un ... et les noms d'oiseau changent au fil de l'histoire des flux migratoires!
Le peuple grec qui a créé la Démocratie et les fondements de la culture méditerranéenne, lui qui a connu de nombreuse révolutions dans son histoire, celui a vécu la guerre civile comme "supplément" ....à la fin de la 2ème Guerre mondiale, celui qui a combattu et fait tomber la dictature des colonels, "pause démocratique" de 1967 à 1964... ne se laissera pas intimider par les "bavures" et les crimes des forces de police qui ne sont plus les "protectrices de la RÉPUBLIQUE" mais celles qui permettent le développement de l'affairisme et du dirigisme dans ses formes les plus viles.
En menant la lutte depuis des mois, en réagissant, uni et déterminé, face à l'assassinat d'Alexis , la population et la jeunesse grecques montrent la voie.
Aujourd'hui , ils nous appellent à manifester notre SOLIDARITÉ INTERNATIONALE, à les rejoindre dans un grand mouvement qui refuse cette société du profit , du contrôle policier et de la soit disant sécurité.
Ici et là bas, nous avons les mêmes problèmes, nous vivons les mêmes dégradations, avec des acquis et des histoires certes diverses, mais qui sont sous le joug de pouvoirs qui vont dans le même sens de la mondialisation néo-libérale, et ce, alors même, que le modèle capitaliste, gravement en crise, veut nous imposer sacrifices et licenciements préventifs, contrôle et sécurité pour maintenir ses profits et ses petites affaires .
Il est temps de se réveiller, il est temps de se rebeller, il est temps de se révolter, il est temps d'entrer en RÉSISTANCE !
TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS CHANGER NOS DESTINS , CHANGER NOS VIES D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN.... pour PRÉSERVER LA PLANÈTE , NOS ENFANTS ET LES GÉNÉRATIONS FUTURES ! ... avant qu'il ne soit tard ... avant qu'on se retrouve à dire ... " ... je ne savais pas..."
JEUDI 18 DÉCEMBRE 2008, CONGÉNIES-GARD-FRANCE,
Constant Kaïmakis, enfant de la diaspora grecque,
militant syndical et alter-mondialiste.
KAÏMAKIS Constant
14 La Vermeillade
FR-30 111 Congénies
Tel 06 87 23 74 96
APPEL POUR LA RELAXE DES JEUNES ARRETES
DEVANT L'AMBASSADE GRECQUE
ET POUR LE RESPECT DES LIBERTES
Six jeunes ont été arbitrairement arrêtés lors de la manifestation de soutien aux étudiants grecs vendredi 12 décembre à Paris.
La police a pris prétexte de ce que la manifestation n'était pas autorisée, pour choisir au hasard quelques manifestants.
Après 48 heures de garde à vue, où pendant les premières 24 heures, ils n'ont pu rencontrer ni avocat, ni médecin et où ils ont été menacés, frappés et privés de sommeil, ils sont passés en comparution immédiate.
Ils ont été inculpés de violence en réunion contre la police, destruction de biens publics en réunion et refus de prélèvement ADN. Ils risquent jusqu'à 5 ans de prison. Face au manque de preuves, le juge a décidé de reporter leur procès. Il aura lieu le 19 janvier (en pleine période d'examens), au TGI de Paris, à 13 h 30, dans la 23ème chambre correctionnelle.
Ces arrestations arbitraires attestent de la volonté du gouvernement de renforcer la répression contre le mouvement social. Sarkozy, dans les dernières semaines de sa présidence européenne, a voulu témoigner sa solidarité envers le gouvernement de droite de Caramanlis, qui fait face en Grèce à une irruption de colère suite à l'assassinat par la police d'un jeune garçon de 15 ans.
C'est aussi un signal lancé pour décourager les nombreuses luttes sociales qui ne manqueront pas de se développer avec l'aggravation de la crise financière. Cette crise frappe en effet les couches populaires, dont les jeunes, dans toute l'Europe.
Nous ne tolèrerons pas d'aussi graves atteintes aux libertés individuelles et collectives. Ces jeunes n'ont commis le crime que de manifester leur opinion et leur soutien à la jeunesse grecque. On ne peut accepter qu'ils risquent 5 ans de prison pour avoir simplement pris part à une manifestation.
Nous exigeons la relaxe pure et simple des 6 jeunes mis en cause et l'arrêt des poursuites.
Nous appelons à un rassemblement lors de la tenue du procès lundi 19 janvier à 13 heures, métro Cité en face du TGI de Paris.
Contact : defense.collective@yahoo.fr ou Ben : 06.23.50.82.72
DECLARATION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS INSURGES DE ATHENES depuis le bâtiment libéré de la GSEE
mercredi 17 décembre 2008
Nous déterminerons notre histoire nous même ou nous la laisserons être
déterminée sans nous.
Nous, travailleurs manuels, employés, chômeurs , intérimaires et
précaires, locaux ou migrants, ne sommes pas des téléspectateurs
passifs. Depuis le meurtre d'Alexandros Grigoropoulos le samedi soir,
nous participons aux manifestations, aux affrontement avec la police,
aux occupations du centre ville comme des alentours. Nous avons dû
maintes et maintes fois quitter le travail et nos obligations
quotidiennes de prendre les rues avec les lycéens, les étudiants et les
autres prolétaires dans la lutte.
NOUS AVONS DECIDE D'OCCUPER LE BATIMENT DE LA CONFEDERATON GENERALE DES
TRAVAILLEURS EN GRECE (GSEE)
Pour le transformer en un espace de libre expression et un point de
rendez-vous pour les travailleurs,
Pour dissiper les mythes encouragés par les médias sur l'absence
des travailleurs des affrontements, que la rage de ces derniers jours
ne serait que l'ouvre de quelques 500 « cagoulés » (koukoyloforon), «
hooligans », ou d'autres histoires farfelues, alors que dans les
journaux télévisés les travailleurs sont présentés comme des victimes
de ces affrontements, et alors que la crise capitaliste en Grèce et
dans le Monde mène à des licenciements innombrables que les médias et
leurs dirigeants considère comme un « phénomène naturel ».
Pour démasquer le rôle honteux de la bureaucratie syndicale dans le
travail de sape contre l'insurrection, mais aussi d'une manière
générale. La Confédération générale des travailleurs en Grèce (GSEE),
et toute l'intégralité de la machinerie syndicale qui le soutient
depuis des dizaines et des dizaines d'années, sape les luttes, négocie
notre force de travail contre des miettes, perpétue le système
d'exploitation et d'esclavage salarié. L'attitude de la GSEE mercredi
dernier parle d'elle même : la GSEE a annulé la manifestation des
grévistes pourtant programmée, se rabattant précipitamment sur un bref
rassemblement sur la place Syntagma, tout en s'assurant simultanément
que les participants se disperseraient très vite, de peur qu'ils ne
soient infectés par le virus de l'insurrection.
Pour ouvrir cet espace pour la première fois, comme une
continuation de l'ouverture sociale créée par l'insurrection elle-même,
espace qui a été construit avec notre contribution mais dont nous avons
été jusqu'ici exclus. Pendant toute ces années nous avons confié notre
destin à des sauveurs de toute nature, et nous avons finit par perdre
notre dignité. Comme travailleurs, nous devons commencer à assumer nos
responsabilités, et cesser de faire reposer nos espoirs dans des
leaders « sages » ou des représentants « compétents ». Nous devons
commencer à parler de notre propre voix, nous rencontrer, discuter,
décider et agir par nous même. Contre les attaques généralisées que
nous endurons. La création de collectifs de résistance « de base » est
la seule solution.
Pour propager l'idée de l'auto-organisation et de la solidarité sur
les lieux de travail, de la méthode des comités de luttes et des
collectifs de base, abolir les bureaucraties syndicales.
Pendant toutes ces années nous avons gobé la misère, la résignation,
la violence au travail. Nous nous sommes habitués à compter nos blessés
et nos morts - les soit disant « accidents du travail ». Nous nous
sommes habitués à ignoré que les migrants, nos frères de classe -
étaient tués. Nous sommes fatigués de vivre avec l'anxiété de devoir
assurer notre salaire, de pouvoir payer nos impôts et de se garantir
une retraite qui maintenant ressemble à un rêve lointain.
De même que nous luttons pour ne pas abandonner nos vies dans les
mains des patrons et des représentants syndicaux, de même nous
n'abandonnerons pas les insurgés arrêtés dans les mains de l'Etat et
des mécanismes juridiques.
LIBERATION IMMEDIATE DES DETENUS
RETRAIT DES CHARGES CONTRE LES INTERPELLES
AUTO-ORGANISATION DES TRAVAILLEURS
GREVE GENERALE
ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS DANS LES BATIMENTS LIBERES DE LA GSEE
Mercredi 17 décembre à 18 heures
L'assemblée générale des travailleurs insurgés
L'Assemblée générale des insugés grecs a manifesté sa solidarité avec les 9 de Tarnac.
Dont la libération a été retardée par un caprice de la ministresse.
Yes, she cane !
Samedi 13 décembre, Téoz Marseille-Sète, l'incident habituel (une fois sur deux)
prolifère : deux heures de retard.
En Gare de Sète, un voyageur récrimine :
" c'est quoi c'bordel ? les erroristes cévenols
ou les anarchosyndicalistes ?
- Fou-rire dans le bureau du chef de gare :
" mais putain-con ! c'est la cgt de Marseille-putain-con-les-enculés !"
Avec comme une connivence dans la voix...
L'année dernière, 25000 "incidents" de circulation sur les voies.
Un mois avant l'opération tarnac, le TGV de MAM est bloqué deux heures
entre Marseille et Miramas.
Yes, she pote !