Appel unitaire à la grève le 10 juin dans la fonction publique
Par Rédaction le dimanche 8 juin 2008, 22:20 - Actualité nationale - Lien permanent
COMMUNIQUE CGT UGFF - FSU - Solidaires

Le mouvement massif de grève et de manifestations du15 mai n’a reçu aucune réponse si ce n’est l’annonce d’une inacceptable remise en cause du droit de grève dans l’éducation et dans la Fonction publique.
Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » est en cours d’examen et doit passer à l’Assemblée Nationale à partir du 11 juin.Le gouvernement va présenter de nouvelles mesures issues de la Révision Générale des Politiques publiques.
L’objectif essentiel de la RGPP est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP se met en œuvre sans débat public, sans que soit posée la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire. Par exemple, la politique éducative du gouvernement porte atteinte à la capacité du service public d’assurer la réussite de tous les jeunes. Elle traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail, la mise en cause du statut et l’accroissement de la précarité. La RGPP est bien un outil de casse sans précédent pour l’ensemble de la Fonction Publique.
A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels et le nouvel écrasement des carrières qui va résulter de la conjugaison du relèvement du SMIC et de l’insuffisante revalorisation du point d’indice. Aucune négociation salariale n’est aujourd’hui engagée en dépit des promesses gouvernementales ; pas plus sur la revalorisation des métiers.
Et le gouvernement prétend imposer à tous sans débat de nouvelles dégradations en matière de retraites. Nos organisations appellent d’ores et déjà à participe aux initiatives unitaires pour une véritable réforme solidaire des retraites.
Pour une Fonction publique et des services publics de progrès social au service de la population, nous exigeons :
Un véritable
débat démocratique sur la réforme de l’Etat et de la Fonction publique en
partant des besoins de tous ;
Un
emploi public, stable, statutaire et qualifié, permettant des services publics
de qualité accessibles sur l’ensemble du territoire ;
L’amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la
neutralité, l’impartialité et l’indépendance des agents dans l’exercice de
leurs missions ;
Un
développement de la mobilité choisie qui s’oppose à la mobilité subie et
l’abandon du recours à l’intérim.
Le
retrait du projet de loi dit « relatif à la mobilité et aux parcours
professionnels » et de celui sur le service minimum d’accueil remettant en
cause les conditions d’exercice du droit de grève.
L’ouverture immédiate de négociations salariales visant à maintenir
le pouvoir d’achat de la valeur du point d’indice.
Les organisations signataires soutiennent les luttes et les mouvements en cours dans différents secteurs (éducation, culture, recherche, impôts-trésor, douanes…), notamment les personnels qui ont décidé de poursuivre l’action par la grève reconductible et appellent l’ensemble des agents à amplifier la mobilisation.
Elles décident de faire de la semaine du 9 au 13 juin, une semaine d’actions et du 10 juin un nouveau temps fort de mobilisation par une journée puissance de grèves et de manifestations.
Paris, le 29 mai 2008
MONTPELLIER:
Place de la Comédie
Final à 17h devant la préfecture (voir tract en annexe).
XM





Commentaires
à quand un appel à tous ("t-o-u-s") les salariés, public-privé, pour l'augmentation des salaires ("s-a-l-a-i-r-e-s") un samedi pour ceux qui sont déjà à l'agonie.
à quand un appel à ceux qui n'ont rien (toit, travail etc...) et des revendications style "partage du travail", "partage des richesses", "une vie décente pour tous".
c'est si compliqué?, les syndicats n'y ont jamais pensé?
après on s'étonne qu'il y ait de moins en moins de syndiqués.
celui qui n'a plus rien, il s'en fout du statut du fonctionnaire.
Salut Gilles,
Oui, mais celui qui n'a plus rien, si en plus il n'a même plus les services publics, il doit en plus payer pour école, santé et administration?
D'accord pour la critique des syndicats, mais la fonction publique est notre bien commun. Le statut du fonctionnaire en fait partie. C'est pas du corporatisme. Le fonctionnaire, il fait souvent encore grève parce qu'il le peut. Il est libre de ce point de vue et veut le rester. Quand son statut ne le lui permettra plus, toute forme d'opposition et de droit de grève aura définitivement cessé d'exister.
Bon, à ce rythme-là, c'est pour dans pas longtemps